Point de vue de Mel :
Je me réveille le lendemain avec des bandages partout. Je me relève un peu mais quelque chose me fait retomber. Une vois retenti.
Voix : non, ne te lève pas.
Je tourne la tête encore un peu endormie et vois Gustav qui me regarde avec un regard soucieux. Je ne comprend pas pourquoi. Il baisse les yeux vers mon ventre. Je suis son regard et remarques que mon ventre est entièrement bandé. Il a vu les marques que je n'aurai jamais voulus qu'il voie. Je le regarde de nouveau et baisse les yeux. Il vient s'asseoir sur le bord de mon lit.
Gus : explique moi.
Moi : mes parents sont morts quand j'avais 5 ans. Je suis allée dans une maison d'adoption. Et là bas, je me faisais battre beaucoup de fois. Ensuite Simone et Damien m'ont recueillie. Tout allait bien mais un jour, Damien revenait d'une fête un peu trop arrosée et il n'avait pas toute sa tête...
Gus : ça va ?
Moi : j'étais devant la télé. Il m'a prise dans ses bras comme d'habitude et il a commencé a m'embrasser. Je voulais partir mais il me rattrapa et...
Gus : tu viola.
Moi : oui. Ensuite, je suis montée me coucher malgré tout. Le lendemain matin, je me suis levée et il m'a battue. Il faisait ça tous les jours, tout le temps. Et il violait de plus en plus régulièrement. Un jour je n'ai plus tenus et je me suis enfuie. J'ai sauté par la fenêtre mais je l'ai brisée et me suis pris des morceaux dans le ventre, les bras et les jambes.
Gus : je suis désolé.
Moi : pourquoi ?
Gus : de réveiller ton passé.
Moi : c'est rien. T'inquiète pas.
Je le serre dans mes bras et me recouche. Je remonte ma couverture jusqu'au cou et me rendors. Je me réveille deux heures plus tard. Gus n'est plus là. Je me lève et vais chercher mes affaires. Je prends ma mini jupe noire avec mon top avec REMEMBER YOUR PROMISE dessus. Mes bijoux et mon maquillage. Ensuite, je prends de quoi me faire un garrot et un dose de drogue. Je sais que c'est mal. Mais rien que pour faire passer ma douleur je le fais. Et aussi pour oublier que je suis réellement seule face a mon ancienne famille. Pour ça, personne ne pourra m'aider. Ils veulent me tuer. Et si ils continuent, ils vont y arriver. Je vais dans la salle de bains et ferme la porte a clé. Je me lave, prend ma dose, m'habille et me maquille. Ensuite, je vais ranger mon pyjama et faire mon lit. Je descends. Seul Gus est debout. Chris doit avoir la gueule de bois. J'imagine. Je commence a rire toute seule en entrant dans la cuisine. Gus me regarde d'une drôle de façon. Je me clame rapidement en voyant qui est dans la cuisine. C'est les trois autres mecs. Je reste d'abord bouche bée. Puis, je me tourne et remonte dans ma chambre. Je mets DAYS OF THE PHOENIX de A.F.I. je sors une feuille de dessin et commence a dessiner. Je ne fais plus attention a rien. Je laisse juste mon c½ur parler a travers mes dessins. Quand je termine mon premier dessin, c'est une fille sur un toit qui s'apprête a sauter. Je vais dans la cuisine pour me prendre un truc a boire. J'arrive, ne fais pas attention aux autres quand Gus pousse un cri. Je me retourne et les autres poussent aussi un cri.
Moi : quoi ?
Gus. Tu es blanche comme neige.
Moi : ah bon.
Je ferme la bouteille et remonte sans un mot. Je vais dans la salle de bains. Mon visage est en effet blanc comme neige. Je passe ma main comme si je rêvais. Mais non. Ma peau était devenue pâle, immaculée. Mes marques avaient disparues. Je retournai dans ma chambre et me remis a dessiner. Cette fois, je dessinai une jeune fille gothique, avec des cheveux blonds bouclés, un piercing a la lèvre et un tatouage en forme de dragon sur le poignet. Cette jeune fille, c'était Sandra. Celle qui m'avait sauvée. Et qui se trouve être ma s½ur. Ma petite s½ur. Je l'ai appris il y a un an. Je ne l'ai jamais revue. J'ai voulus reprendre contact, savoir ou elle était mais non. Je n'ai jamais eu de ses nouvelles. Je sens les larmes me couler sur les joues. Je vais me mettre sur mon lit. Je ferme doucement les yeux et m'endors. Quand je me lève le lendemain matin, il n'y a aucun bruit. Comme si j'étais seule. Je me lève doucement et descend dans la cuisine. Il n'y a personne. Il y a juste un mot sur la table. C'est Gus et Chris.
Coucou miss,
C'est juste pour te dire que quand tu te lèveras on serra sûrement entrain de faire des courses. Je te fais de gros bisous. A+.
Gus.
Je souris et alla m'habiller. Je pris une pomme et alla devant la télé. J'étais toujours pâle mais un peu moins. Je suis entrain de regarder la télé quand quelqu'un casse un carreau. Je me lève et vais voir. Pendant ce temps, la télé marche toujours. Tout d'un coup, le son est coupé. Je vais dans l salon et quelqu'un me met les mains sur les yeux. Je pousse un cri et sens quelque chose de glacé sur ma gorge. Je me tais immédiatement.
Voix : c'est bien tu es devenue docile.
Moi : qu'est ce que tu me veux ?
Voix : m'amuser un peu de nouveau.
Moi : moi pas Damien. Je ne veux pas que tu me refasse souffrir.
Damien : tu vas voir, tu vas apprécier.
Moi : lâches moi. S'il te plait...
Damien : non.
Il y avait une teinte de plaisir dans sa voix. Un plaisir de me faire souffrir de nouveau. De nouveau me voir hurler de douleur. Mais cette fois, il me relâche un peu. Il prend mon bras et me fait descendre a la cave. Il sort une corde et me mets par terre. Il m'attache les bras a une sorte de câble. Il sort de sa poche un fouet. Il m'enlève mon haut et commence a me frapper. Je hurle de douleur a chaque coups. Tout d'un coup, j'entends une porte s'ouvrir. Damien me donne un dernier coup. Mais celui-ci, ce fut le plus fort. Je pousse un hurlement comme jamais et ma tête tombe sur mes épaules. Mon dos est en sang. Je sens quelqu'un me prendre dans ses bras et me porter. Ensuite, c'est le noir total. Je hurle, je reçois des coups. Je me réveille en hurlant et je me relève. Je pousse un cri et retombe sur le lit. Je sens quelqu'un a côté de moi. J'ouvre doucement les yeux et vois Gustav qui me regarde d'un air inquiet. En me voyant réveillée, il me saute au cou en pleurant.
Gus : j'ai cru que tu ne te réveillerai jamais.
Moi : chut, ne pleure pas Gus.
Gus : je ne veux pas te perdre.
Moi : je ne vais pas m'envoler tu sais.
Gus : tu s faillis. Je ne veux pas te perdre.
Moi : ne t'inquiète pas Gus.
Gus : je t'aime. Si tu savais a quel point.
Moi : tu m'aimes ?
Gus : oui. Tu ne peux pas t'imaginer comme j'ai eu peur de te perdre.
Moi : moi aussi je t'aime Gus.
Il me sourit et m'embrassa passionnément. J'essaye de me relever mais je retombe dans un gémissement.
Gus : ton dos est... comment dire...
Moi : en lambeaux.
Gus : oui. Il t'a déchiqueté la chair. Tu vas devoir faire très attention a toi.
Moi : je vais garder ces marques toutes ma vie. Comment a il put ?
Gus : je ne sais pas. je m'en veux tu sais.
Moi : pourquoi ?
Gus : Tu te souviens ? je t'avais dis que jamais je ne laisserai quelqu'un te faire du mal.
Moi : ce n'est pas de ta faute. Tu n'aurai jamais imaginé qu'il me retrouverai.
Gus : mais ca c'est passé chez moi...
Moi : Gus... viens là.
J'ouvre mes bras et il vient s'y réfugier. Comme un enfant qui a fait une bêtise. Lui il croit qu'il en a fait une. Comment je pourrais lu en vouloir alors qu'il m'a sauvé la vie ? il n'est pas croyable. Je l'aime plus que tout au monde. Et je ne laisserai personne lui faire du mal. Je préfèrerai mourir plutôt que lui.